MANGANAC

Damnation eternelle (03)

DAMNATION ETERNELLE

 

 

Dardant ses premiers rayons

Le puissant astre solaire

Arrêta la rébellion

Offrant aux Hommes sa lumière

 

Les Vampires morts au combat

Se liquéfiaient lentement

Laissant voler ci-et-là

Leurs habits au gré du vent

 

Reprenant leur forme humaine

Les Loups-garous étaient nus

Pas même un rictus de haine

Posé sur ces inconnus

 

Ils semblaient enfin paisibles

Comme si leur métamorphose

Leur faisait un mal terrible

Ou quantité d'autres choses

 

Les humains se regroupèrent

Et sur la place du marché

Transformée en cimetière

On alluma un bûcher

 

Une odeur pestilencielle

Se dégageait des loups morts

Laissant monter jusqu'au ciel

Une fumée pleine de remords

 

Tous les Hommes cherchèrent en vain

Le corps du singe massacré

Mais il était déjà loin

Disparu sous les pavés

 

Dans les bas-fonds de la ville

La gargouille n'était plus seule

Près d'elle gisait un gorille

Recouvert par un linceul

 

A travers une plaque d'égout

Un rai de lumière filtra

Dévoilant par petits bouts

Le Lycampire assis là

 

D'un geste chirurgical

Il entailla lentement

La gorge de l'animal

Et y mélangea son sang

 

Quelques secondes s'écoulèrent

Suivies d'un cri inhumain

Le primate et sa colère

Ne comprenait rien à rien

 

Le Lycampire près de lui

Restait calme et impassible

Puis très lentement lui dit

"Toi et moi sommes indicibles"

 

"Deux erreurs de la nature

Exécrant le moindre dieu

Deux hybrides créatûres

Mais nous vivons en ces lieux"

 

Le gorille se réfréna

Mutant colère en tristesse

Se calma puis écouta

Son compagnon de détresse

 

Le grand singe était bien mort

Quelques heures auparavant

Mais pour conjurer le sort

Il fallut changer de sang

 

Ce qui chez n'importe qui

Aurait dû être fatal

Avait provoqué chez lui

Une métamorphose brutale

 

Sa forte musculature

Avait encore augmenté

Et plus aucune blessure

Tout ça n'était que passé

 

Se sentant invulnérable

Il courut dans les tunnels

Il tuerait même le Diable

Puis soudain vit une échelle

 

Se retrouvant à l'air libre

Il fonça tel un dément

Mais une douleur terrible

Le stoppa immédiat'ment

 

Sous le regard des passants

Le Lycampire apparut

Aussi rapide que le vent

L'emporta et disparut

 

Pauvre gorille invincible

Ne pouvant sortir le jour

Te voilà bien moins terrible

Quand la lune attend son tour

 

Récupéré des Enfers

Optant pour un choix cruel

Il lui avait donc offert

Une damnation éternelle

 

 



24/06/2010
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 11 autres membres