MANGANAC

Confrontation (02)

CONFRONTATION

 

 

Un éclair zébra le ciel

Eclairant toute la ville

Fuir semblait superficiel

Les Monstres étaient plus de mille

 

La pluie tombait désormais

Accompagnée de tonnerre

Une odeur de chien mouillé

Se répandit dans les airs

 

D'un coup tout s'accéléra

Un hurlement retentit

Les Loups tels des cancrelats

Couraient vers leurs ennemis

 

Coups de griffes et coups de crocs

S'échangeaient d'un camp à l'autre

Ici on brisait les os

Là-bas on broyait des côtes

 

Une patrouille de policiers

Se retrouva en charpie

Les Humains surent dépités

Qu'ils ne pass'raient pas la nuit

 

Une sombre masse apparut

Eviscérant deux Vampires

Puis s'échappa dans la rue

Laissant éclater un rire

 

La scène se passa si vite

Que les Vampires étripés

N'aperçurent pas tout de suite

Leurs organes sur la chaussée

 

Semblant venir de nulle part

Tomba le corps d'un Lycan

Mais la tête du clébard

Fut celle d'un suceur de sang

 

La frénésie du combat

S'estompa très lentement

Mais les Hommes ne savaient pas

S'il fallait être content

 

Après de longues minutes

L'appel du sang fut plus fort

Et tous reprirent donc la lutte

Sans ménager leurs efforts

 

Un Loup-Garou en colère

Se jeta griffes en avant

Sur un enfant et sa mère

Mais fut stoppé violemment

 

Devant ces monstres de foire

Se dressait sur ses deux pattes

Un grosse créatûre hilare

Au sourire de psychopathe

 

Délaissant leurs ennemis

Cinq ou six bêtes se ruèrent

A l'assaut de ce gorille

Qui les écrasa parterre

 

Il éclatait des deux mains

Les têtes comme si sous ses doigts

Le crâne de ces assassins

N'étaient que cerneaux de noix

 

Il n'attendit pas longtemps

Et se jeta dans la masse

Furent-ils Vampires ou Lycans

Pas de distinction de râces

 

Voyant leurs "soldats" périr

Rapid'ment tous décidèrent

Qu'il fallait d'abord occire

Ce menaçant solitaire

 

Ils furent alors des dizaines

A fondre sur l'animal

Déchargeant leur flot de haine

Ils finirent par lui faire mal

 

Acculé dans une impasse

Le sang coulant sur ses joues

Il voyait la Mort en face

Mais n'regrettait rien du tout

 

De rouge se teintaient les flaques

On entendit plus un bruit

Ces créatûres démoniaques

Avaient eu raison de lui

 

Sur le clocher de l'église

Etait assis en tailleur

Une gargouille noire et grise

Le corps vibrant sous les pleurs



10/06/2010
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 11 autres membres